Le 24 janvier 2025, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a publié un communiqué officiel précisant la répartition des permis d’études à travers les différentes provinces et territoires du Canada pour l’année 2025. Cette annonce survient dans un contexte de réforme des politiques d’immigration, visant à mieux encadrer l’afflux d’étudiants internationaux.
Publicité
1. Pourquoi une nouvelle répartition des permis d’études ?
Le gouvernement fédéral justifie cette nouvelle répartition par plusieurs facteurs :
Une croissance exponentielle du nombre d’étudiants internationaux, impactant le marché du logement et les services publics.
Une volonté de favoriser une meilleure répartition des étudiants à travers le Canada, afin de désengorger certaines régions comme l’Ontario et la Colombie-Britannique.
Un meilleur encadrement des collèges privés offrant des programmes peu réglementés.
2. Comment les permis d’études sont-ils répartis ?
La répartition des permis d’études pour 2025 par cohorte est la suivante :
Objectif national pour 2025 | |
---|---|
Permis d’études délivrés aux étudiants de cycle supérieur | 73 282 |
Permis d’études délivrés aux demandeurs de la maternelle à la 12e année (dispensés de la LAP/LAT) | 72 200 |
Permis d’études délivrés à tous les autres demandeurs dispensés de la LAP/LAT | 48 524 |
Permis d’études délivrés aux autres cohortes nécessitant une LAP/LAT | 242 994 |
Total | 437 000 |
3. L’impact sur le Québec et les étudiants internationaux
Le Québec, bien qu’ayant un pouvoir de sélection avec le Certificat d’acceptation du Québec (CAQ), ne décide pas du nombre total de permis d’études. La limitation à 72 977 permis représente un défi pour plusieurs institutions d’enseignement, notamment celles qui dépendent fortement des étudiants internationaux pour leur financement.
De nombreux étudiants souhaitant étudier au Québec devront considérer d’autres options ailleurs au Canada, où les critères d’acceptation pourraient être plus flexibles.
4. Quelles conséquences pour les établissements d’enseignement ?
Les universités et collèges doivent s’adapter à ces restrictions en modifiant leur stratégie d’accueil et en renforçant les critères d’admission. Certains programmes pourraient devenir plus sélectifs, tandis que d’autres pourraient chercher à attirer davantage d’étudiants locaux pour compenser la baisse des admissions internationales.
Sera-t-il plus difficile d’étudier au Canada?
Avec les nouvelles restrictions annoncées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour 2025, il sera globalement plus difficile d’obtenir un permis d’études, mais certaines opportunités restent accessibles.
Pourquoi est-ce plus difficile ?
- Quota de permis d’études réduit :
- Le Canada impose un plafond sur le nombre de permis d’études accordés pour contrôler l’afflux d’étudiants internationaux.
- Certaines provinces très populaires, comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, verront une réduction significative du nombre de permis.
- Contrôle accru sur les établissements :
- IRCC vise à limiter les permis pour certains collèges privés qui ne garantissent pas toujours une bonne qualité de formation.
- Les universités et collèges publics resteront privilégiés, mais avec plus de sélectivité.
- Impact sur les étudiants étrangers :
- Les délais d’attente pour les demandes de permis d’études pourraient s’allonger.
- Les étudiants devront justifier plus solidement leur projet académique et financier pour être acceptés.
Mais il y a aussi des opportunités !
- Certaines provinces moins demandées auront plus de places (ex. : Manitoba, Saskatchewan, provinces de l’Atlantique).
- Les étudiants dans des domaines prioritaires (ex. santé, ingénierie, IA) pourraient être favorisés..
- Une meilleure planification et un bon dossier augmenteront les chances d’obtenir un permis.
Maintenant, il faudra bien choisir sa destination et son établissement d’enseignement, et se préparer plus rigoureusement.
Répartition par province ou territoire de l’objectif de 2025 pour les permis d’études délivrés aux cohortes nécessitant une LAP/LAT
Province ou territoire | Permis d’études prévus – Étudiants de cycle supérieur | Permis d’études prévus – Autres cohortes nécessitant une LAP/LAT | Permis d’études prévus pour toutes les cohortes nécessitant une LAP/LAT |
---|---|---|---|
Alberta | 3 887 | 28 773 | 32 660 |
Colombie-Britannique | 20 053 | 33 536 | 53 589 |
Manitoba | 1 224 | 8 797 | 10 021 |
Nouveau-Brunswick | 1 400 | 5 030 | 6 430 |
Terre-Neuve-et-Labrador | 1 456 | 3 208 | 4 664 |
Territoires du Nord-Ouest | 0 | 220 | 220 |
Nouvelle-Écosse | 1 954 | 6 343 | 8 297 |
Nunavut | 0 | 220 | 220 |
Ontario | 21 841 | 94 899 | 116 740 |
Île-du-Prince-Édouard | 205 | 1 045 | 1 250 |
Québec | 19 683 | 53 294 | 72 977 |
Saskatchewan | 1 578 | 7 291 | 8 869 |
Yukon | 1 | 338 | 339 |
Total | 73 282 | 242 994 | 316 276 |
Publicité
Il est essentiel de bien planifier leur demande afin d’augmenter leurs chances d’obtenir un permis.
C’est quoi LAP et LAT
Lettre d’attestation provinciale ou lettre d’attestation territoriale. La plupart des demandeurs de permis d’études doivent présenter une lettre d’attestation provinciale (LAP) ou une lettre d’acceptation territoriale (LAT).
Bon à savoir : Le site Objectif Canada est conçu pour aider les personnes à travers le monde à réaliser leur projet d’étude, de travail, d’immigration, etc. au Canada. Nous ne sommes pas des avocats en immigration et nous n’avons pas de liens avec le gouvernement fédéral du Canada ni aucune province ou territoire canadien. Nous sommes des jeunes expérimentés sur différents domaines au Canada, qui ont la passion de faire de la recherche et d’aider les gens à travers leurs démarches au Canada. Nous prenons le plaisir à partager avec vous nos connaissances et expériences pour vous aider à réaliser vos différents projets au Canada.